Evidencing the Impacts of the Humanitarian Crisis in Southern Madagascar on Migration, and the Multisectorial Linkages that Drought-induced Migration has on the Other Sectors of Concern

Author: 
IOM Madagascar
Publisher: 
IOM
Type de publication: 
Status: 
Free
Langue de la publication: 
Français
French
Pays : 
Madagascar
Year of Publication: 
2017

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The greater south of Madagascar, known as the "Grand Sud (Great South)", is characterized by alternating periods of rain and drought. This situation was exacerbated by the effects of El Niño in 2015 and led to a major food crisis and played a crucial role in initiating migration in the region. 

There is an apparent correlation between the latest episode of severe drought and a significant migratory flow – beyond the well-documented phenomena of traditional mobility from the region since the 1970s. In fact, most people do not move voluntarily, but are forced to migrate because there is no other choice, migration being characterized therefrom rather as a survival strategy than an adaptation strategy, leading to potential negative impacts for the migrants themselves, for communities of origin, and for communities of destination.

In order to obtain more accurate information on migration trends in the Grand Sud, IOM carried out a rapid qualitative assessment in December 2016, in order to determine: how does the drought affect migration in the Grand Sud; whether there been an increase in out-migration during the current humanitarian crisis (since 2013); and what are the key sectors of intervention that affect migration in the Grand Sud, and in turn, how does migration affect these sectors. 

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La grande zone méridionale de Madagascar, connue sous le nom de «Grand Sud», se caractérise par des périodes alternées de pluie et de sécheresse. Cette situation qui a entrainé une grande crise alimentaire, a été exacerbée par les effets d'El Niño en 2015 et a joué un rôle crucial et initiateur dans la migration de la région. En effet, au-delà des phénomènes de mobilité traditionnels bien documentés, il a été constaté que les épisodes de grande sècheresse dans le Grand sud de Madagascar s’accompagnaient toujours de flux de migrations significatifs. Ces déplacements se caractérisent comme une stratégie de survie, un des recours quand les autres alternatives se sont avérées inefficaces.

Ces réalités trouvent une illustration dans des cas emblématiques comme celui du Fokontany de Beloha Sud où 35% des habitants ont été rapportés comme ayant émigré. Même si dans certains cas, la migration peut produire des effets bénéfiques, si elle est forcée et réalisée dans de mauvaises conditions, elle est susceptible de devenir un facteur supplémentaire de fragilisation de ces communautés déjà vulnérables. Il s’avère alors nécessaire de considérer ces communautés affectées en ayant à disposition des données sur les flux migratoires et sur les contextes dans lesquels elles vivent pour mieux les considérer dans les réponses humanitaires.